Visite de l’orgue de la Collégiale de Neuchâtel

31 octobre 2020 : Sortie de la classe de piano de J.Robert

Cette année, nous allons découvrir l’orgue de la Collégiale de Neuchâtel avec Simon Péguiron, qui en est l’organiste titulaire.

La Collégiale est partagée en deux, et seul le chœur est accessible, la nef étant en travaux de rénovation pour 2 ans encore.

C’est dans le chœur que l’orgue a été réinstallé.

 

Ouverture

Simon Péguiron commence par nous jouer un concerto de Vivaldi pour 2 violons et orchestre, transcrit par J-S Bach pour l’orgue. C’est magnifique.

Puis il profite de cette belle œuvre pour nous expliquer l’utilité des 4 claviers et du pédalier : ça permet de diversifier les timbres, les hauteurs des sons, et de bien faire entendre les dialogues entre les instruments solistes et l’orchestre.

C’est que l’orgue est un véritable orchestre en soi.

Il est composé de 39 jeux pour 4  claviers et un pédalier, ce qui correspond à plus de 3000 tuyaux . Chaque tuyau représente un instrument avec un son bien précis, qui ont des noms très marrants, la montre, le flajolet, le cromorne ou le quintaton par exemple. Les touches sont en bois de rose. Il existe aussi deux pédales à droite du pédalier, les « pédales d’expression » qui permettent de faire des crescendo ou decrescendo.

La combinaison des sons est presque infinie.

Ces sons, on peut les superposer. C’est-à-dire que l’organiste peut s’amuser à jouer une seule note et, en tirant ou en poussant les registres, il modifie la sonorité en ajoutant ou enlevant un son à l’octave, et/ou à la quinte, ou  en mettant un autre instrument par-dessus… et nous, dans la Collégiale, tout attentifs, nous découvrons avec émerveillement ces variations de timbres qui se modifient au fur et à mesure des actions de Simon Péguiron.

Les enfants auront l’occasion de les essayer à leur tour sur des mélodies simples, à la fin de la visite, pendant que les autres participants iront se faufiler derrière,  à l’intérieur de l’orgue.

Intérieur de l’orgue

Là, de nouveau, c’est la surprise. La soufflerie envoie l’air dans les 3000 tuyaux munis d’un système qui ouvre l’accès. Aujourd’hui, elle est commandée électriquement. Auparavant, c’était des gens qui actionnaient manuellement des grands soufflets… (s’ils voulaient embêter l’organiste, ils pouvaient arrêter de les faire fonctionner !!!). C’est immense, très haut, l’orgue a 11m de hauteur et il pèse 11 tonnes !

Merci Simon !!!

Après toutes ces explications, Simon Péguiron nous jouera encore une improvisation, dans laquelle il va profiter de combiner plusieurs atmosphères sonores, de la plus douce à la plus puissante… il nous régale de son ingéniosité et de son immense connaissance de l’instrument.

Une matinée inoubliable pour ceux qui ont eu la chance

d’y participer !

Contacter : Simon Péguiron